Les portes et les fenêtres sont des zones sensibles de la maison. Ce sont souvent les premiers endroits où l’on remarque les signes d’usure : infiltration d’eau, condensation, moisissures ou dégradation du revêtement. Une bonne étanchéité du pourtour des ouvertures est essentielle pour garder l’eau et l’humidité à l’extérieur, tout en laissant la maison respirer. Dans une construction durable, chaque détail compte, et ce sont souvent les petits gestes invisibles, comme la pose correcte d’un solin ou d’une membrane pare-intempérie, qui font toute la différence.
Comprendre les causes des infiltrations d’eau autour des portes et fenêtres.
L’eau de pluie est l’un des éléments les plus destructeurs pour une maison. Quand elle s’infiltre dans les murs, même en petite quantité, elle peut entraîner des conséquences sérieuses : gonflement des matériaux, apparition de moisissures, affaiblissement de la structure, ou encore baisse des performances énergétiques.
Les ouvertures sont particulièrement vulnérables, car l’eau cherche toujours le chemin le plus facile : un joint mal posé, un angle oublié, une membrane coupée au mauvais endroit. La pression du vent accentue ce phénomène. En effet, en cas de fortes pluies, l’eau peut être littéralement poussée à travers les moindres interstices. C’est pourquoi, au-delà du produit choisi, c’est la méthode de pose et la qualité de l’étanchéité qui garantissent la durabilité. Une fenêtre Energy Star ou une porte hautement isolée ne servira à rien si l’eau s’infiltre par le contour.
Les solins : la première barrière contre les infiltrations.
Le solin est une petite pièce souvent négligée, mais elle joue un rôle fondamental, en devenant une sorte de parapluie invisible pour vos ouvertures. Placé au-dessus des fenêtres et des portes, il sert à dévier l’eau qui ruisselle sur le revêtement extérieur. Sans solin, ou avec un solin mal installé, l’eau peut facilement s’infiltrer derrière le revêtement et atteindre les matériaux structurels.
Le solin peut être fabriqué en tôle, aluminium, zinc ou mortier. Peu importe la matière, le principe reste le même : il doit guider l’eau vers l’extérieur. Pour ce faire, il faut l’installer de manière à ce qu’il se glisse derrière la membrane pare-intempérie ou le papier construction, créant ainsi une continuité entre les couches protectrices du mur.
Un bon solin doit aussi être muni de bavettes ou arrêts d’extrémités : ce sont de petits replis qui empêchent l’eau de couler sur les côtés et redirigent le ruissellement vers l’avant.
Si le solin est en aluminium, une précaution supplémentaire s’impose : il doit être recouvert d’une membrane imperméable lorsqu’il est posé sur de la maçonnerie ou du béton, pour éviter toute corrosion à long terme.
L’allège et le larmier : éloigner l’eau des façades.
Sous chaque fenêtre extérieure se trouve une allège, c’est-à-dire la portion de mur ou la pièce d’appui sur laquelle repose la fenêtre. Ce détail architectural a aussi une fonction pratique : éloigner l’eau stagnante. Pour être efficace, l’allège doit être légèrement inclinée vers l’extérieur afin que l’eau s’écoule naturellement.
Mais ce n’est pas tout : elle doit aussi intégrer un larmier (ou casse-goutte). Le larmier est une petite rainure creusée sous l’allège ou la pièce d’appui. Son rôle est d’empêcher l’eau de ruisseler le long du mur en la faisant tomber à distance. C’est un détail d’apparence simple, mais sans lui, l’eau a tendance à suivre la surface du mur par capillarité, créant avec le temps des taches, des efflorescences ou des infiltrations.
Les membranes d’étanchéité : l’alliance entre respirabilité et protection.
L’autre élément essentiel d’une installation durable, ce sont les membranes d’étanchéité. Ces produits, souvent vendus en rouleaux, forment une barrière invisible contre l’eau liquide tout en laissant passer la vapeur d’eau. Cette respirabilité est essentielle pour éviter la condensation et permettre aux murs de « respirer », un principe clé de la construction écologique.
L’idéal est de poser une membrane étanche à l’air et à l’eau sur tout le pourtour de la fenêtre ou de la porte. On distingue généralement deux types de membranes à utiliser selon leur emplacement :
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Des membranes perméables à la vapeur d’eau (autocollantes pare-intempéries) pour les côtés et la tête de l’ouverture.
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Une membrane imperméable (souvent élastomère) pour le bas, c’est-à-dire le seuil ou l’allège.
Cette combinaison empêche toute infiltration d’eau tout en évitant d’emprisonner l’humidité dans le mur.
Ainsi, pour garantir une étanchéité durable, chaque ouverture doit être soigneusement protégée à l’aide de solins bien posés, d’allèges inclinées avec larmiers et de membranes adaptées. Si vous prévoyez d’installer ou de remplacer vos portes et fenêtres, prenez le temps de vérifier la qualité de la pose, la présence de bons matériaux d’étanchéité et le respect des principes de base.
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